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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 06:06
Aujourdhui, pauvres Pherbouta et Mekadostha.
Il était une fois Babylone et sa Reine. Sa reine et ses servantes, et ses baigneuses, et ses couturières, ses cuisinières, et ses ennuques qui malgré leur dernière syllabe n'ont plus de Qu, ses coiffeuses etc..
Notre Reine Baffula, grande adoratrice de Mithra malgré les avancées de la religion du cruxifié en Mésopotamie, avait à son service quelques esclaves chrétiennes ramenées par ses armées d'une campagne en Judée..Toutes contentes de n'avoir été violées que par les ennuques, ce qui était un moindre mal, elles étaient employées dans l'aile du palais réservée à la Reine. Deux d'entre elles, qui maîtrisaient la science des plantes qui soignent,  étaient très souvent appelées auprès de Baffula qui souffrait d'épilepsie et de régles aussi douloureuses que cahotiques, ce qui lui posait beaucoup de soucis dans l'exercice du pouvoir car les poussées hormonales avaient pour conséquence d'amplifier ses crises et alors, elle était comme possèdée par le taureau cosmique, chasse éternelle du mystérieux Mithra. Pherbousa et sa soeur Mekadostha, les deux chrétiennes cultivaient un carré de simples dans un coin des jardins suspendus, et savaient apaiser les égarements de la foldingue avec leurs tisanes de coucous printaniers à la rose assaisonnées aux amanites tue-mouches. Baffula, reconnaissante les avaient presque affranchies et leur avait donné une servante qui faisait l'arpète en attendant de passer son CAP de botaniste..La servante, hélas, bouchée comme  un crapauduc par un hérisson à la chasse aux grenouilles, confondant un jour pruneaux et coucous fila une diarhrée carabinée à la Reine qui, se répandant de partout sentit, en même temps que l'odeur, la moutarde lui monter au nez.. 
Sous le coup de la colère, elle fit boucler ses trois servantes dans le plus infâme cachot du palais, autorisant les geôliers à leur faire subir tout ce qui pourrait leur affliger une honte aussi forte que la sienne.. Pendant que les soudards réfléchissaient, Baffula consulta les prétresses de Baâl, qui, réunies autour du trou rituel lui annoncèrent qu'elle ne guérirait que si elle déambulait nue et priante sur une planche de cèdre de 4 pouces de large posée entre les corps découpés des chrétiennes et de l'Autre ..
C'est ainsi que le 4 avril 583, Pherboutha et sa soeur Mekadostha devinrent saintes..Pas l'idiote qui s'était gouréer, elle n'était pas chrétienne..
Ce jour là, les conjonctions astrales de la Lune et du Soleil étant idéales, le taureau cosmique parti brouter dans la constellation de la luzerne, les trois femmes furent amenées aux cuisines du palais où le boucher les égorgea comme des veaux et les découpa du plus proprement qu'il le put.
Quand l'astre du jour fut à son apogée, sur la plus haute terrasse de Babylone une étroite planche de cèdre fut posée au sol et les bouts de femme répartis de part et d'autre là, un bras, ici, une jambe, ailleurs, un nichon, plus bas, une cuisse, etc...
Et Baffula marchit sur sa planche et ne guérit pas, car, titubant sur l'étroit passage, elle se prit les prieds dans une main raidie par la mort et tomba mla tête la première sur le crâne sanglant de Pherbousa, s'y tuant d'un coup!
  
 
Plus intéressant que ces contes des mille et une nuits, ayons une pensée pour Martin Luther King, mort un 4 avril; lui aussi, et qui serait saint s'il eût été catholique romain..
I HAVE A DREAM..in french
"Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissées, tout éperon deviendra une plaine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud.
Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans des montagnes de désespoir, un caillou d’espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité.
Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour ! »
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 06:01
 
LE VOICI CE BRAVE ISIDORE..
pas marrant..mais allez y voir tout de même  en lui cliquant sur le nez :;;;;
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:15
  Aujourd'hui, Saint Amphien
Apphianos et son petit frère Edesus vivaient chrétiennement à Césarée la maritime, là bas en Terre devenue Sainte, quelque part au nord de l'actuelle Tel Aviv..Césarée était un grand port romain et une belle ville dont l'amphithéâtre était très connu pour présenter moult spectacles de gladiateurs tous plus sanglants les uns que les autres..On est là dans les tristes années 300 et la communauté chrétienne est bien la seule à ne pas fréquenter -en spectateur-, l'enceinte ludique..Mieux encore, nos couillons de chrétiens font même du tractage à l'entrée de l'Amphi pour que les gens prennent conscience de la barbarie des spectacles présentés qui nient toute valeur à la personne humaine..Les voilà donc, tous les samedis pairs avec leurs croix et les calicots prêchant l'amour et la compréhension à des païens romanisés en quête de leur dose d'hémoglobine..Le meneur de la sainte cohorte était Apphianos, cultivé, lettre, nourri à l'Evangile, il était le plus virulent, le plus déterminé à faire cesser ces cultes barbares..
Alors, forcément, quand l'administration romaine en eût ras le laurier de ces empêcheurs de se trucider en société, elle les coffra comme des malpropres et les garda au frais, histoire de leur faire passer le goût du prêche.Fidèle à sa nature, Apphianos refusait tout compromis, rabâchant à la gestapo locale qui lui demandait gentiment à coups de trique de se présenter : "Je suis Serviteur de Dieu!".A bout de patience, le juge auquel il fut présenté pour délit de sainteté le fit condamner l'amusement public.
Le samedi suivant, le saint homme fut conduit à l'amphi. Au centre de la scène, avait été construite une structure composé de 4 pieds et d'autant de poutres,d'une hauteur de dix coudées et demies.Tout sanglant des coups de fouet qu'on lui donnait pour le faire avancer, Apphianos fit le tour de la scéne, criant à tue tête malgré les coups : "JE SUIS SERVITEUR DE DIEU!"..L'introduction plut énormément au public qui bientôt baissa le pouce pour voir la suite..Le braillard fut alors baillonné parcequ'on l'avait assez entendu et attaché par les poignets à l'une des poutres horizontales de la structure sus-décrite. Un bourreau, masqué comme un catcheur des années 70, s'approcha alors et lui tapa dessus avec un grand martinet plombé, puis lui enveloppa les pieds, les chevilles, les cuisses et le bas ventre de linges copieusement imbibés d'huile d'olive..
Là, un page accourut une torche allumée et la remit au bourreau qui enflamma les linges..
Malgré ses souffrances, Apphilianos ne mourut pas..Oh, bien sûr, il n'était pas beau à voir mais il respirait encore quand les flammes, lèchant ses liens, le libérèrent et le laissérent pantelant, fumant et racorni sur le sable de l'arène..
Comme il n'était pas mort, on jeta ce qui restait de lui sur une brouette et, emballé dans un filet avec des pierres, le tout fut jeté à la mer..
Son frère, moins bavard finit sa vie comme esclave dans les mines de cuivre de Palestine..
 
.

Jan Hus   Pour visualiser..
un templier à gauche, Jeanne d'Arc à droite
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 08:00

Un bel homme déjà évoqué l'année dernière

LIEN

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 09:09

Aujourd'hui, Sainte Sandrine

         Joli petit prénom à la fluidité de la cendre qui coule entre les doigts, Sandrine serait un diminutif d'Alexandra, mais on se contentera de ses 8 lettres, c'est déjà
bien long à écrire !
Morte dans des souffrances inouïes, même pour l'époque, vu qu'elle finit sa vie rongée par un cancer généralisé qu'elle soigna sans succès avec moult mortifications, flagellations et autres gâteries en usage chez les Clarisses,sainte Sandrine qui naquit Alessandrina Ricci du côté de Florence dans les années1522, entendit très tôt l'appel de Jésus et rapidement se voua à son culte..Entrée dans les ordres à la puberté, elle y resta voilée toute sa vie, mettant à profit son expérience du sujet pour fonder un couvent à Foligno, en Toscane, où elle se faisait appeler Catharina.
Même pas martyre, l'époque en était passée, elle réussit toutefois à rester vierge pendant 67 ans, se gardant toute neuve pour son gourou céleste..On dit d'elle que sa voix était un murmure léger comme le parfum montant des roses les soirs de pleine lune, et que ses gestes avaient la délicatesse de la dentelle anglaise, mais que sa volonté ressemblait à celle du Lycra.Et toute cette volonté, elle l'employait à soigner et à nourrir les malades et les pauvres. Mais, pour ne pas se complaire dans l'auto-satisfaction du soignant qui guérit, elle se punissait à coups de fouet chaque fois qu'une once de bonheur coupable tentait d'entrer en elle lorsqu'on lui disait merci. 
On raconte d'elle qu'à force de se taper le cuir, son bras droit faisait le double de son bras gauche et que la peau de son dos, devenue insensible, avait la douceur d'une peau de crocodile..Mais ce ne sont sûrement là que commèrages de jalouses! Sûrement, car elle connaissait les onguents qui guérissent, ceux qui lissent les rides, qui font briller les cheveux et blanchir les dents et malgré les coups, elle restait fraîche.. 
Puis un jour, le 2 février 1569, elle mourut.On entendit alors un choeur d'anges s'élever dans la chapelle du couvent..Mais Dieu, qui ce jour là avait aussi une épidémie de peste sur les bras, se planta dans l'envoi de ses troupes, et lui envoya des anges d'opérette qui entonnèrent devant l'assemblée ébahie un air devenu depuis très célèbre :
" ô Catérina la bella tchickss tchickss.."au lieu du "libera me domine" et autre "Dies Irae" habituellement de circonstance ..
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:07
Aujourd'hui, Saint Hugues
    Le roi du vin de noix au blanc de Savoie c'est lui. Ce saint là fut évêque de Grenoble après être né de l'autre côté de la montagne,
dans la Drôme.Et, comme il faisait à pied le chemin entre les deux régions il avait le temps,
en traversant le Trièves de bourrer ses poches de tout ce qu'il pouvait marauder en passant..
Et c'est ainsi, qu'une fois, par un mois de juin très chaud,comme il descendait la route pas encore Napoléon, il s'arrêta chez la Moun, la tenancière de l'auberge de Lavars, le pays
où l'on fabriquait ces magnifiques porte-monnaies en peau de hérisson retournée qui ont, depuis, assuré la renommée des écossais qui en ont repris la production.
Donc voici notre Hugues déguisé en religieux qui s'attable et réclame à boire, sortant de sa poche la poignée de noix vertes aux cerneaux à peine formés qu'il avait gaulées dans le verger du Père Hoquet, celui qui réagit par des contractions sporadiques du diaphragme si ses ouailles le regardent de travers lorsqu'il est en chaire le dimanche, tant il est timide.
Hugues, de tout ceci, n'avait cure..Avec son verre d'Apremont bien frais, il sortit de son mouchoir à carreaux noué en sac, une croûte de tome maigre et commença à dépiauter ses noix.
Las..
Voyant avec dégoût ses jolies mains d'écclésiatique prendre la teinte brunâtre des paluches de sarrazin, il reposa bien vite ces fruits poussés à la sève de diable. La Moun, qui était en pleine production de Génépi et de Thé des Alpes,sortit de sa cuisine quand il lui demanda de jeter tout ça aux cochons..
Mais comme elle était en pleine préparation de ses liqueurs, elle posa les noix vertes où elle le pouvait, dans un pot à cornichons vide oublié dans un coin de la cuisine, se promettant d'exécuter plus tard l'ordre de notre futur Saint Hugues.
Son repas terminé, Hugues, repu de tome, l'appela à nouveau, lui réclamant quelques litres de blanc pour aller son chemin jusqu'à Grenoble..Moun descendit à la cave, et se mit en quête d'une bonne cuvée car elle savait que le Chanoine de Valence (c'était alors son job, à St Hugues) n'hésiterait pas à la faire redescendre si d'aventure le picrate se révèlait imbuvable.
Elle remonta donc une floppée de bouteilles au creux de son tablier et en proposa le taste vinage à la fine gueule..Hugues les goûta toutes et en rejeta deux qu'il conseilla à Moun de garder pour faire cuire les moules, ou conserver les cornichons..
Et d'ailleurs, joignant le geste à la parole, dans le pot de grès où la cuisinière avait écarté ses noix, il versa les deux bouteilles,et s'en fut sur la route.
40 jours plus tard, Moun, en plein nettoyage, s'interrogea en découvrant le mélange puant qui remplissait le pot à cornichons. Puis la mémoire lui revint et,avant de jeter le tout aux poules, elle testa le truc du bout de la langue..
C'était râpeux, tanique, verdâtre, légérement nauséabond, et très amer.Mais la maligne, experte en liqueur flaira là une trouvaille..Elle commença par filtrer le tout, puis ajouta de la gnôle pour chasser l'odeur,et du miel pour sucrer ce qu'elle avait décidé de baptiser "le jus de Saint Hugues", mais qu'aujourd'hui on appelle simplement "le bon vin de noix vertes de Mamy Moun." Et qui ma fois ne vaut pas son génépi, ni son thé des Alpes.
Jusqu'à la fin de sa vie, elle eût régulièrement des nouvelles de cet évêque qui lui avait involontairement donné cette recette  apéritive, car  à chacun de ses passages, il ne manquait jamais de boire quelques pintes de ce breuvage tellement tonifiant avant de mourir, en 1132..
Comme c'est le premier avril, vous êtes capable de penser que le premier bulletin de ce mois est une blague..Mais, non, c'est paraît-il la vraie histoire du vin de noix vertes au vin blanc.
ET Hugues maintenant, ...
Il finit saint car il s'occupait des pauvres quitte à vendre les objets cultuels pour leur acheter de la nourriture ce qui lui fut reproché par sa hiérarchie et on lui doit la naissance de la Grande Chartreuse ..
Décidément on ne quitte pas les liqueurs..
 
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 07:07
Parce qu'il fait bon multiplier les sources, voici la copie d'un parchemin antique fait à main levée d'après mémoire par Maître Durandus qui mit un jour les yeux sur l'icunable, et qui nous montre les derniers instants du sAvoyard épileptique !
suite au com de l'artiste..ne ratez pas la petite montagne au centre du dessin
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 06:06
Benjamin...Saint Benjamin, aujourd'hui 
On prononce ces trois syllabes et on a tout dit. Il y a de ces prénoms qui se suffisent à eux mêmes par leur équilibre et par la puissance phonétique qu'ils recèlent.
Comme Virginie, Marcellin, Bérenger et j'en passe; Benjamin me semble être de ceux là, tant le saint du même nom fêté ce jour
existe déjà en claironnant les trois syllabes qui le composent,et qui roulent comme l'écho du tonnerre sur les collines de Meurcourt
 pendant les orages d'avril ..
En Hébreu, Ben Yamine, c'est à peu près ça : celui qui vient avec la chance, ou celui né de la main droite..
Dexter..la droite..ça vous évoque autre chose..Faut pas.
Nos lointains conquérants -rappelez vous, je cultive ma celtitude- ouvraient le ventre des chèvres et regardaient dans leur foie tout en surveillant le vol des mouettes..Tout ce qui venait de la droite était bon pour l'avenir, ce qui venait de gauche..pas bon du tout.. ça nous a donné l'adjectif mixte sinistre, (lat:" sinister"= gauche). Donc, ses parents, à notre saint du jour l'appelèrent Ben Yamine, parce-que la grossesse de la mère avait été sans soucis, et que pour le père,il était temps que Yahvé envoye un fils vu qu'il n'y avait que des femelles à la maison, et qu'il était obligé de se servir de plus en plus de sa main droite pour ne pas se retrouver à la tête d'une compagnie de majorettes, vu qu'il savait pas faire les garçons.
Mais le fils ne tint pas les promesses que sa naissance avait fait naître dans le coeur de son père qui l'aurait bien vu reprendre l'oliveraie familiale Et c'est ainsi que, converti précocément au christianisme, il accepta la charge de Diacre à Ctésiphon en Perse..
Là, au milieu des champs de naphte qui déjà, à l'époque rendait les gens fous, il entama une campagne résolumment volontaire contre le cancer de la peau, déconseillant aux bédouins du cru de s'adonner au culte du Soleil pourtant recommandé par le roi du pays.
Benjamin fut alors arrêté pour propagande mensongère et on lui fit un petit bout de voyage au bout de l'enfer en lui glissant délicatement des bambous effilés
entre les cellules mortes des ongles et celles, vivantes, des phalanges terminales, pendant que le reste de son corps était enfilé sur un pieu, ou l'inverse.
Martyr jusqu'au bout des doigts, donc, il mourut finalement d'une infection mal soignée à un ongle incarné du gros orteil gauche qui s'étendit à tout le corps..Comme le suggère un proverbe Haut saônois : "Ne néglige jamais une infection au pied gauche
si tu as une prothèse du pied droit.".
Fêtez donc les Benjamin           
                                                              
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:00

Aujourd'hui, Saint Amédée
    ou amadeus ou aimé de dieu....
Savoyard et bienheureux.
Amédée IX naquit avec une cuillère d'argent dans la bouche, et le coquetier  du même métal qui va avec, vu que ses parents n'avaient pas vraiment de soucis de fin de mois, son père étant l'un des Ducs de Savoie au XV ème siécle. Marié à dix sept ans, le mariage lui donna des boutons et provoqua chez lui de mémorables crises d'épilepsie qu'il soignait tant bien que mal à l'eau de Thonon et à l'absinthe dans des proportions équilibrées,
 soit 1/20ème pour 19/20 èmes.
On raconte que pendant ses crises sa femme abusait de lui, car, curieusement, son épilepsie à lui le laissait, comateux, mou et faible de partout sauf de son membre viril qui gardait une raideur juvénile pendant des heures..C'est pourquoi, il se vit bientôt sans s'en rendre compte à la tête d'une petite famille de 10 enfants dont 7 survécurent au stress
de leur conception assistée par épilepsie sans même aller voir un psy  ou autre charlatan à la mode aujourd'hui.
Sa femme avait si bien compris son fonctionnement intime  qu'elle profitait aussi de ses crises pour porter la culotte et diriger de main de maîtresse les affaires du duché.
Et, notre beau Amédée, à force de laisser aller les choses finit  par lui céder totalement la place.(On dit encore dans les chaumières savoyardes que son épouse avait passé un pacte avec le diable et, qu'en échange de son âme, elle avait reçu l'adresse d'une petite pharmacie suisse où l'apothicaire préparait de délicates petites pilules bleues dont malheureusement la recette s'est perdue depuis..)
Pendant ce temps là, Amédée, lui allait de plus en plus mal jusqu'au jour où, sur les conseils du chapelain de Thonon, il remplaça l'eau morte  par de l'eau bénite dans son mélange opaline..
Il ne guérit pas pour autant..
 Mais eut la révélation que sa maladie était un don de Dieu pour lui faire comprendre que tout sur cette terre n'est qu'un long chemin de souffrance, d'autant plus qu'il en voyait l'illustration dans le Saint Suaire qu'il visitait tous les mardis tant qu'il fut exposé à Thonon    avant que les Français ne chassent le comte de savoie
qui s'installa avec à Milan.
A partir de cette prise de conscience, Amédée IX devint Amédée le Bon, distribuant des sous et du pain aux pauvres, priant dieu tout le temps, et remplissant toutes les cases de son cahier d'évaluation sociale à la grande satisfaction de Jésus.
 Il partit bienheureux de sa vie de souffrances  au paradis des épileptiques en 1472.




 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 12:10

Aujourd'hui, Saint Marc d'Aréthuse

 On repart vers la Terre Sainte autour des années 370..Les Romains sont déjà sur le départ, préparant un beau bordel à la place de la Pax Romana, mais on le sait bien,  l'horreur est la nature du vide, alors les Chrétiens prennent plus de place et ne trouvent pas mieux que de se bagarrer pour savoir si Jésus est divin ou pas. Et entre bons mauvais Ariens, la lutte est sévère, mais finalemlment, c'est Julien, l'Empereur apostat qui les met tous d'accord en faisant le vide à droite comme à gauche..On l'a vu un peu avec Basile (Lien)..

Saint Marc est alors évêque de la ville d'Aréthuse dans l'actuelle Syrie, et quand la folie douce de Julien met un peu d'animation dans le coin, il part se planquer dans les montagnes avec le trésor de sa cathédrale..Mais il est au courant de tout ce qui se passe dans la vallée, et, apprenant que les Romains torturent ses ouailles, il descend de la montagne et va les engueuler du mieux qu'il le peut, vu qu'à 76 ans, il n'avait plus trop de jus..

Le gouverneur  Sarkosius, une vieille connaissance, avisant l'épave chevrotante, levant sa jambe au maximum, lui envoya un coup de pied dans le genou et lui demanda ce qu'il voulait..Après un petit quart d'heure d'explications, on comprit que le vieillard venait se livrer en échange des chrétiens embastillés.Sarkosius qui le trouvait trop grand pour lui et intimidé par son grand âge le fit fouetter et suspendre tout nu et tout sanglant dans une cage de bambous sous un figuier où nichaient des guêpes sauvages et qui abritait entre ses racines séculaires une colonie de fourmis rouges de bonne taille.

Comme la cage avait été accrochée plutôt bas pour que Saksosius puisse toiser le Saint Homme, elle se trouva bientôt entourée d'enfants du quartier, bientôt rejoints par des fils de voyageurs d'un camp voisin. C'est l'un d'entre eux, le petit Kadafiollescu qui  donna le départ d'une orgie de cruauté rarement égalée dans les annales..Se saisissant d'un pot de sel, il le dilua légérement dans de l'urine et, avec un pinceau à long manche, en enduisit les blessures du vieillard, bientôt imité par tous ces moutards en mal de coups de pieds au cul..Mais comme l'évêque ne se plaignait pas, le damné Kadafiolescu remplaça la saumure par du miel et jeta une pierre dans le nid de guêpes qui tomba sous la cage et coupa la corde pour qu'elle tombe pile poil sur le fourmillère...Piqué de partout, irrité par le sel, puis desséché par le soleil et le vent, le Saint résistait pourtant, alors Sarkosius qui se demandait quel démon pouvait être ce vieux bouc, le relâcha par prudence..

On dit qu'il serait mort dans son lit quelques années plus tard...

Vaut mieux être costaud si on cherche la sainteté!

                                                       

 

 

 

 

 

 

 





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Profil

  • SULLIUS
  •   Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs....

        ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté
  • Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs.... ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté