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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 08:00

Aujourd'hui Sainte Petronille et Visitation de la Vierge.   

Sainte Pétronille fut longtemps une des patronnes de la France catholique des rois de droit divin car on la croyait "fille spirituelle" de Saint Pierre de Rome.. Rien que ça.. 

Sûr que comme caution religieuse, nos lointains souverains n'auraient pu trouvé mieux!..Y a que le borgne qui réhabilita Jeanne d'Arc et sa combinaison  de chasteté integrale qui l'ait oublié!

Si vous connaissez une Pétronille, vous pouvez lui dire Pierrette, ça devrait donner le même résultat, vu que la base est Petrus, ou alors, ce qui ne gênerait pas plus, Petronius qui était le nom de son père..

Pétronille était en effet née romaine de bonne famille, chez les Flavia Domitilla, de la branche de Titus Petronilus, cette branche qui faisait des belles filles..

Petronille fut mangée par les crocodiles dans le Colisée, ou par des loups, ou par des morpions en prison, mais ce qu'on sait d'elle c'est qu'elle resta vierge pour rencontrer Jésus bien tôt dans sa vie bien vite raccourcie parcequ'elle avait décidé d'être chrétienne à une époque où elle aurait mieux fait de rester une femme, tout simplement dans les bras de son homme.  

Une qui l'avait bien compris, c'est notre visitée du jour qui fut chrétienne sans le savoir et qui mit en route tout le mécanisme qui produisit toutes ces saintes martyres et vierges..

Car, si elle a toujours déclaré êtreVvierge, notre Marie Mère de Jésus dont l'on fête la Visitation ce 31 mai, elle a bien profité de la vie de couple avec son Joseph et fut maman quand même...

Bon voilà ma pensée perplexe du jour..Sacré Gabriel, patron des facteurs, des enfants naturels, et des archanges, tu nous en fait avaler une belle!.

 

 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 01:00

Aujourd'hui Saint Ferdinand de Castille

     Roi castillan, ce cousin du très célèbre Saint Louis le Pieu aurait pu jouer dans la Chanson de Roland tant son rôle de pourfendeur de sarrazin fut actif et efficace dans ce 13 ème siècle de la reconquête..

Bien loin de Poitiers et de Ronceveaux, ce roi Chrétien et pas fainéant du glaive libéra Cordoba  et Sevilla des musulmans qui s'y trouvaient pourtant bien..

Mais y s'avaient qu'à pas y venir au pays des Goths d'Espagne d'abord, et rester là- bas dans leur lointaine péninsule arabique au lieu de cingler vers l'hispanique..

Ah, l'appel de la péninsule, le soir à l'ombre du minaret quand les derniers rayons du soleil couchant montrent la route à suivre, loin, bien loin de la mecque !

Ce qui m'étonne, c'est qu'avec leurs boutres qui valaient bien les caravelles, y s'y soient pas allés voir de l'autre côté de la mare comme plus tard les Portugais et les autres..

 A croire qu'ils aimaient mieux voyager à dos de chameau, ce qui pourtant aurait dû les habituer au roulis et au tangage..

Donc voilà..c'est tout pour Ferdinand, Roi de Leon et de Castille, décédé en 1252

 et pourfendeur de maures.

Et,une petite pensée pour saint Pétain que je négligeai hier en bisouillant ma petite maman..

    Travail / Famille / Patrie 

 et vogue le chameau !   

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 08:40
Aujourd'hui Sainte Marie Ursule Ledochowska    
    Et puis aussi Aymard le Bienheureux, et Guillaume Arnaud tout autant bienheureux, comme leurs dix compagnons de goupillon..Ces douze apôtres là; faut les ramener en 1242, au Pays Cathare (pas loin des vignes de saint Papoul), dans une contrée où l'on supportait de moins en moins l'autorité papale et ses représentants..Aussi, quand la petite phalange de religieux partie de Toulouse arriva vers Avignonet chargée de tous les instruments propres à ramener les brebis égarées au bercail, elle ne mit pas longtemps à être repèrée et , le soir de l'Ascension, le 18 mai 1242, ce fut leur âme qui partit vers les nuées..   Proclamés martyrs et bienheureux par Grégoire IX, celui qui les avait missionnés pour une mort certaine, ils sont partis le coeur léger en chantant le Te Deum en latin..et en grégorien..
Voilà pour ces douze là.. L'autre partie de la case "29 mai" est occupée par Julie Ledoscowska, une autrichienne  qui se fit appeler Marie Ursule du coeur de Jésus quand elle entra dans les ordres puis fonda sa propre maison de soeurs en 1906 à l'âge de 31 ans à Pniewy, en Pologne.
Son histoire, contemporaine, ressemble curieusement à celles de toutes ces filles de riches ou de nobles qui lâchent tout pour servir Dieu et qu'on rencontrait plutôt du temps des rois.
         La petite Julie naît en effet de l'union d'une maman autrichienne et d'un comte polonais dans une famille de 5 enfants où les mots soucis et argent n'allaient jamais de pair..Jusqu'au jour où le père joua avec la fortune familiale et que l'infortune qui suivit se complique d'une variole qui laissa la mère veuve en 1885.
Heureusement, un vieux tonton (cardinal) s'occupa de la fillette et à 10 ans, elle sentit grandir son amour de Jésus au contact du vieux prélat et se laissa aller à son destin.Dès lors, son parcours religieux fut un long chemin de prières, de renoncement et d'abnégation au service de Dieu et des nécessiteux qui aboutit à la fondation de son Ordre, celui des "Ursulines du Coeur de Jésus".
En 1907, elle part en Russie qu'elle doit quitter, chassée par la révolution bolchévique puis prit en main la Scandanavie qui lui doit notamment une traduction des Evangiles en finnois, ce qui vous fait une belle jambe, n'est-il-pas?
Enfin, comme récompense, le pape Benoît XV lui offrit le soleil de Rome et un autre la béatifia, puis la canoinisa, un polonais comme elle..   Vous voyez lequel  JP 2 ... Trop tard pour le Benoît XVI, l'autrichien, il a lui tout fait le polak à la Julie L. !    
Le corps de cette belle âme, qui avait vécu saintement et sans excès d'aucune sorte fut curieusement découvert quasi intact quand on transféra ses(beaux)  restes de l'Italie à Pienwy 50 ans après sa mort.    
Etonnant, non ?  
 
 
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 08:09
Aujourd'hui, Saint Germain
     et, pour être précis SAINT GERMAIN de PARIS, s'il vous plaît ! De Paris; comme les agarics de cave, élevés dans les carrières jadis, et dans des hangars hollandais maintenant.. Ceux que les plus poètes de nous grands cuisiniers appellent rosés des prés...et que je ne cueille plus depuis longtemps vu qu'ils poussent au bord des bouses de vaches, dans des prés aspergés de purin et des pesticides des cultures voisines..J'en ai même vu sur lma terre brûlée entre les rangées des champs de maïs.. mieux que celle du scorpion la résistance de l'agaric..Je suis sûr qu'il prolifère dans les ruines de Tchernobyl, au milieu des sapins qui ont la tête dans le sac.. Mais tout ça ne rapproche pas de notre sujet..Le Germain de Paris..  
Déjà, il était pas Germain, mais originaire d'Autun, ce qui le ferait plutôt Eduen et pas vraiment sympathique car en patois du coin, on disait pas autun, mais au(x)tè(i)gnes dans les années qui nous intéressent, aux dèbut de la Bourgogne, vers la fin du VIéme siècle.
Ensuite, c'était un mort vivant vu qu'il n'aurait pas dû naître, sa chère et tendre petite maman ayant essayé de le décrocher de son utérus à coups de fibule (en or, pour éviter l'infection), alors qu'il n'avait que quelques mois d'existence..
Mais voilà, le foetus de Germain savait que Dieu lui réservait un destin hors du commun, et Dieu ne voulait pas se priver d'un tel être qu'il savait capable de reconnaître son action salvatrice en donnant en retour son âme de croyant et tout se conjura pour que le foetus devinsse bébé et le bébé  un beau garçon..  
    C'est pas beau la vie loin du mistral..Allez, il le valait bien ce Germain, vous allez y voir :
Tourné dès sa prime enfance vers le service de Dieu, il monte tranquillement en ces temps encore paîens, la longue échelle des grades et se retrouve bientôt évêque de Paris, et copain du roi (Franc), Childebert, un des fils de Clovis le teigneux.    
On raconte qu'il fit des miracles au cours de ses années de service, et surtout qu'il avait fait de la libération des prisonniers de guerre devenus esclaves, comme c'était la coutume, son cheval de bataille..
A mon avis, il a bien dû échanger quelques conversions et autres baptèmes en échange de ces libérations..
Sûr que maman aurait apprécié d'avoir son homme près d'elle pendant ces 5 années au lieu de le savoir bosser pour rien de l'autre côté du Rhin..Pour finir, revenons à Saint Germain qui finit par fonder une abbaye près de Paris,   et 
devinez où ??   .. à Saint GERMAIN de Prés..ben voyons, pourquoi se priver ?
    allez, un petit coup de gréco :
 
 
 
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:33

Aujourd'hui, Saint Augustin de Cantorbéry.. 

    CantOrbéry..avé l'accent..moi, je préfère Canterbury à l'anglaise en poussant la langue..   Notre saint du jour, notre Augustin du jour n'est pas du tout anglo saxon et n'aurait jamais pensé que, sur les rives de la Stour, il finirait ses jours..Lui, c'était plutôt Fra Augustino le romain, amateur d'olives et d'oignons farcis aux oronges dorées au beurre de chèvre; lui, c'était vin rouge et gorgonzola dans son monastère de Saint André, là-haut sur le Mont Coelius de l'autre côté du mont Palatin dans la Rome éternelle..

Dans les Années 590, Augustino faisait tellement bien son boulot de prieur en chef du monastère que des jaloux sussurèrent à l'oreille de Grégoire, le pape du moment que ses talents seraient bien utiles au pays de la barbaresque anglo saxonne. Il faut dire que ces buveurs de tisanes aux incisives hypertrophiées avaient traversé la Manche et, poussant à l'écart les indigènes galloisants, s'étaient installés comme chez eux dans ce qui est aujourd'hui le pays de la rose. Nos Gallois, comme les Irlandais et autres peuplades insulaires étaient chrétiens depuis belle lurette mais refusaient tout contact avec les beefeaters, préférant les savoir impies et condamnés à l'enfer plutôt que d'aller chez eux le prosélytisme chrétien en bandouillère. Grégoire, sachant cela malgré une grève de la poste, un blocage des routes par les routiers et un effondrement du tunnel sous la Manche décida de réagir depuis son lointain siège papal.. D'où l'envoi de son mercenaire de la foi, ce brave Fra Augustino...Le voilà donc parti avec armes et bagages pour un voyage qui a dû ressembler à celui des aventuriers de la valise coincés dans les aéroports sous la cendre du joli Eyjàfjöll, vu qu'il n'avait qu'une mule que le pape lui avait prêté, en attendant de la caser à l'écurie des lettres de mon moulin . Il n'avait qu'une mule, maisbien 40 compagnons de prière, religieux, moines, curés, père fouettard, inquisiteur et exorciste, parce-qu'on ne sait jamais sur quel diable on peut tomber...

Cependant tout se passa bien, Dieu veillait au grain.. Au bout de quelques mois, ils arrivèrent donc dans le Kent, à Canterbury où les accueillit le roi Ethelbert, un paîen mais gentil comme tout qui se méfiait un peu de cette religion que pratiquait déjà sa femme.   Comme Augustin et ses quarante larrons étaient plutôt sympas et se tenaient bien à table, il leur offrit Canterbury pour en faire le premier épiscopat d'Angleterre et se fit baptiser avec tous ses gens..La mission de Fra Augustino était réussie et presque terminée....

Il lui restait encore l'impossible à faire..réunir les 2 églises galloise et anglaise sous son commandement de Primat et à la manière de la liturgie romaine..D'après ce qu'on dit, n'ayant pas voulu se lever pour accueillir les évêques gallois, il se fit rembarrer sèchément par les buveurs de guiness et il fallut plus de 100 ans encore pour unifier tout ça jusqu'à Henry VIII qui les re-sépara..Des fois ça sert à rien de lutter !.. Il mourut en 604 et fut canonisé ainsi que les évêques qui lui succédèrent..preuve que la place était bonne !

 

 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 08:28
Aujourd'hui, Saint Bérenger
 Il fut le berger de ses grenouilles de bénitier, tout là-bas vers Saint Papoul dans l'Aude actuelle, du côté des années 1010 et quelques.
Chantant l'occitan comme pas un autre dans son village, le petit Bérenger fut intégré assez rapidement au choeur des enfants de l'abbaye de bénédictins papolais qui recrutaient de préférence des languedociens, car ils ne pigeaient rien à la langue des chtis du nord de la loire.
Béranger se plut tellement dans l'abbaye qu'il y resta jusqu'à sa mort en 1093 après JC et qu'on en fit un saint juste pour ça..
On ne sait pas grand chose d'autre de ce languedocien pieu et droit comme un échalas sauf que sa tombe fut un lieu de pélerinage qui conforta la renommée de l'abbaye fondée au VIIéme siècle, et consacrée à Saint Papoul, martyr et premier évêque de Toulouse..
L'histoire ne dit pas non plus grand chose d'un des attraits principaux du lauragais qui a resurgi plus tard sous forme d'AOC :  Le pinard..
    Cette région, peuplée de vétérans romains (ceux qui  avaient fait leurs 25 ans de service) et du peuple indigène des Volques* qui ont toujours apprécié picoler du vin, et de préférence sans eau, a su élever ou faire venir du bon vin en quantité...
Allez, cherchez un peu.. Je vous aide..Fitou, Grenache, Cinsault, Corbières, Minervois, Cabardès, etc..***
Sûr que nos pélerins ne pouvaient se contenter d'eau bénite pour trinquer sur le tombeau de Bérenger ..    
*en Franche-Comté on dit : boire à la seille comme un volque (au seau comme un veau!)
***à consommer avec ou sans  modération..parceque vous le valez bien!
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 08:20

Aujourd'hui, Sainte Sophie.

Pour changer, je suis sûr que vous aimeriez un petit topo d'architecture religieuse..Allez ne mentez pas, ça vous démange que je vous parle de cette cathédrale presque aussi belle que Yamassoukro et que l'Islam a volé aux Chrétiens !! Alors juste un mot, on l'aurait appelée Sainte Sophie en honneur à la sagesse de Dieu, tout simplement..Alors finalement, que ce soit les barbus à keffieh plutôt que les barbus à tarbouche noire qui soient dedans, ça change pas vraiment de destinaire. Dieu reste Dieu dans son infinie sagesse.

 Et puis, l'on raconte que Dieu aurait dit à Suliman le magnifique qui remplaçait les bancs de cèdre et les fresques bibliques de la cathédrale par des tapis et des mosaîques arabisantes::" Va bene, Ubi bene, ibi patria !"

(= C'est bon, me prends pas le chou, je suis bien partout, et partout où je suis c'est c'est chez moi !").

   Mais revenons à notre Sainte du Jour qui a pour nom complet :

"Sainte Madeleine-Sophie Barat."   Cette vierge pas folle grandit jusqu'à vingt ans du côté de Joigny en Bourgogne et monta à Paris quand l'ennui la prit comme tant de petites provinciales attirées par les lumières de la ville..Catholique très pieuse et très pratiquante, elle était devenue devenue une sorte d'esclave religieuse de son frère lui même curé, qui reporta dans son éducation toutes les interdictions qu'il n'avait jamais voulu pour lui même..

Madeleine-Sophie était une sorte d'extra-terrestre qui ne connaissaît pas grand chose de la vie mais qui croisa par hasard la route d'un autre religieux, le jésuite Varin qui l'utilisa autrement en en servant de sa piété, de sa culture et de son aptitude à bosser pour Dieu sans rechigner..Ce Jésuite là avait pour idée de s'occuper des jeunes filles riches de la noblesse et de la bourgeoisie aisée.. Flairant là un filon que l'école privée exploite encore aujourd'hui avec les subventions de l'Etat "laïc", il s'est dit "pourquoi pas??" . Il faut dire que dans les années 1815, Jules Ferry n'avait pas encore mis les pieds au gouvernement et que l'école était à la discrétion de certaines municipalités, et /ou de curés de campagne qui donnaient les rudiments de lecture et de calcul aux garçons principalement. 

Donc Varin avait un projet, il ne  lui manquait la cheville ouvrière de l'édifice, qu'il trouva en Sophie Barat : Ce fut la naissance à Amiens de l'Institut des Dames du Sacré Coeur de Jésus... Un peu plus de 40 ans après, l'Institut possèdait soixante cinq succursales dans la France entière et même à l'étranger, on peut dire que Varin avait fait  "bonne pioche" !

Jusqu'à sa mort en 1865, Madeleine-Sophie Barat mit son énergie à s'occuper de ses maisons et à conseiller ses franchisées pour que, dans ses instituts, l'enseignement des préceptes chrétiens et tout le reste soit mené avec humanité. Son idée était ,paraît-il, de  "libérer les âmes et les laisser s'épanouir" et, si possible, en sortir des filles ainsi formées quelques mignonnes religieuses qu'on pourrait envoyer servir Dieu et le Pape aux quatre coins du monde !    

 Vive Madeleine-Sophie qui n'a jamais cessé de baratter la crème du prosélytisme

 pour en tirer le beurre de la foi.. 

 

 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 08:38
Aujourd'hui, Saint Donatien, et tant qu'on y est, Saint  Rogatien aussi..   
C'est pas encore lundi dePentecôte, vous savez le jour férié où l'on bosse pour acheter des climatiseurs aux anciens qui ont trop chaud dans les maisons de retraite au sud de la loire.. Y avaient qu'à les mettre en haut des volcans d'Auvergne, les petits vieux, et remplacer la Volvic par du champagne bien frais, y aurait plus besoin de clim..  (ça fait quand même bientôt six ans qu'on nous pique ce lundi au soleil, comme disait l'ami Claude..).Tiens, s'il nous le ressortait son tube, il ferait encore quelques ventes, parce-que comme devin, il est aussi fort que l'autre alexandrine * et qu'il l'a vu partir ce lundi  qu'on devrait passer en câlins  !! 
Allez, pour tous ceux qui sont au taf avec vous..appelez le patron, la secrétaire, le portier et à donf la sono :
 c'est parti pour 3 minutes de plaisir !!
   
Et maintenant un petit mot pour Donatien et son frère Rogatien, petits chrétiens nantais dont l'un n'était même pas baptisé (Rogatien) et qui furent raccourcis de la tête par les Romains en 304 du temps de Maximin, celui qui aimait minimiser ses ouailles.
Pour mériter leur sainteteté ces deux là ont toutefois été bastonnés au fléau à blé alors que des liens très très solides les empêchaient de quitter un joli petit chevalet à torture..(sur le mien, j'ai pas encore essayé d'attacher un martyr, juste des toiles ...et elles ne crient jamais pendant leur torture.).
Donc, ils furent roués de coups et décapités après avoir été un peu retravaillés à la romaine.Il faut dire que même tannés comme du vieux cuir, ils persistaient à prier Jésus, et  à envoyer paître le panthéon romain..Frères de sang, frères de vie, ils devinrent à jamais frères dans la mort et l'au delà..   
C'est beau la fraternité..  comme disait l'autre : on se dit "Aeternum vale"et à bientôt..
    *dalida
 
 
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 08:08

Aujourd'hui, saint DIDIER

Didier, notre saint le fut "aera perrenius", plus dur et plus durable que l'airain dans sa vie d'évêque et c'est ce qui lui valut d'être lapidé par les soudards de Brunehaut, la reine qui avait le feu au fesses..comme l'ex-roi du FMI.. Arraché au sanctuaire théoriquement inviolable de sa cathédrale de Vienne, il mourut dans des souffrances dignes de la passion du Christ..Et, comme il résistait aux cailloux, on l'acheva à coups de trique..Heureusement, le base-ball n'avait pas encore été inventé..Et pourquoi donc tant de haine ?? Simplement parce-que Didier de Vienne n'acceptait pas les moeurs dissolues de la cour royale des rois chevelus, ces francs descendants de Clovis, et principalement en Austrasie où la Reine Bruhenaut, à force de magouilles se maintenait sur le trône avec son petit fils comme prête nom.. Il faut dire que l'assassinat était une méthode de gouvernement comme une autre, ainsi que l'inceste et la consanguinité forcée..

Que Didier se mêle de ça et lui fasse la morale ne plaisait pas à Brunehaut la blonde et elle essaya de se débarrasser de Didier en l'accusant d'avoir violé une soubrette qui époussetait son confessionnal en tenue petite tenue et qui confirma le faux témoignage d'un des  domestiques de la Reine.(ça vous rappelle quelque chose ??) 

Didier, chassé de son poste s'en fut râler ailleurs mais garda la vie sauve, ce qui ne fut pas le cas de ses deux accusateurs qui moururent d'une façon tellement divino-mystérieuse que Brunnehaut, se méfiant de Jésus, rappela l'évêque..( ils auraient été retrouvés morts au pied du grand cruxifix de la cathédrale de Vienne, raides et souriants !!). Revenu près de la cour, mais pas calmé pour autant, ce roi du haricot (à la saint Didier, plante tes haricots, tu en auras plein le panier !), continua ses invectives et finit par irriter grandement la Reine qui, en vieillissant devenait de plus en plus susceptible..Et c'est ainsi qu'il fut exécuté et libéra complètement le plancher vers 606 (ou 607, on n'est pas trop précis dans les annales là dessus....Brunehaut ne lui survécut plus très longtemps parceque Clotaire II, un de ses lointains cousins qui avait échappé à ses massacres lui fit faire un petit tour derrière deux chevaux au galop à la manière franque, un bras et une jambe attachés aux brides et le corps traînant par terre.. Ce fut sa dernière chevauchée à l'Amazone!.. 

 Allez, fêtez donc les Didier et, si vous jardinez, mettez les haricots en terre, c'est le moment !! 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 08:00

Aujourd'hui, Saint Emile et  Saint Caste.

Au IIIème siècle de notre ére, en cette époque bénie des martyrologues, du côté de l'Afrique du nord, y avait plus de chrétiens que de nos jours et presque autant de Juifs..Mais ceux là, les Romains polydéîstes les laissaient tranquilles, semblant les réserver pour quelqu'un d'autre qu'ils savaient apparaître un jour, plus loin dans le temps.. Nous voici en Tunisie, du côté de Carthage, autour des années  250.. L'Afrique du Nord n'était pas aussi sèche qu'aujourd'hui, même si, depuis longtemps, les girafes du sahara avaient cèdé la place aux chasseurs d'esclaves.. Dans cette Tunisie où il faisait bon vivre, ce pays où la démocratie, ce vilain mot  resté vilain  là-bas ne réussissait pas à prendre racine, les Romains s'étaient installés en colonisateurs et doucement, sur leurs pas, la chrétienté s'installait plutôt bien..Jusqu'à l'arrivée de Dioclétien et les années de fer pour la gent au poisson et à la croix qui l'accompagnèrent.. Accusés de tous les maux parce-que tout allait mal, victimes de ratonnades et de pogroms, nos chrétiens de Carthage furent poursuivis et forcés pour la plupart à revenir à la religion des anciens.. Plus tard, ce sera à la religion des nouveaux..sacré Maghreb, c'est toujours un pot de pus pour ceux qui ne sont pas dans la culture dominante..Mais je m'égare.. Et je reviens à Emile de Carthage..

Raflé avec Caste, son pote de prière par les Romains, il est gentiment torturé jusquà abjurer sa foi, le traître et donner plein de copains, les cachettes secrètes, les églises aménagées dans les grottes, les caches d'armes et l'imprimerie clandestine qui servait à faire de fausses bibles pour donner à croire aux Romains que Jésus était le fils de Jupiter et de Junon..Voici donc Caste et Emile ramassés comme des civelles dans l'estuaire de la Gironde et livrés à la gestapo tunisienne, pardon, romaine.. Vous comprendrez qu'ils ont lâché le morceau au bout de quelques jours quand les plaies infectées de leurs mains aux ongles arrachés commençaient à grouiller de jolis petits asticots de mouche verte..Et, comme ils avouent tout, et qu'en plus, ils déclarent n'avoir jamais été chrétiens et qu'ils n'aiment que la ribambelle farfelue des dieux du stade, ils sont relâchés et courent prendre un bain de mer au port pour faire crever les bestioles qui commençaient à les démanger..

Puis, comme des idiots, les voilà t-y pas qui reprennent le chemin des catacombes et y célébrent l'eucharistie avec leur fan-club..  

Devant tant de mépris du travail réalisé en amont, la soldatesque romaine et sa hiérarchie religieuse comprirent leur erreur et, cette fois, mirent nos deux gaillards (plus quelques chrétiennes pour respecter la parité) sur un grand tas de bois qu'un tout petit garçon en aube blanche avec des ailes de cygne dans le dos alluma d'une flèche dorée à la houppe enflammée..(C'est beau l'amour du feu !). Puis, malgré le parfum d'hanneton grillé qui se dégageait encore des braises rougeoyantes,, la populace fit griller des merguez et des côtes de moutons selon une recette locale qui a traversé le temps sous le nom de " agneau pascal!..puis qui s'est décalée dans le temps !!

Toutefois, d'après Saint Cyprien, patron des pompiers de plate-formes pétrolières, Caste et Emile resistèrent aux flammes, sortirent du brasier en souriant..et se régalèrent avec les autres..Allez savoir..   et pourquoi pas, tout est possible avec Emile!

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Profil

  • SULLIUS
  •   Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs....

        ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté
  • Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs.... ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté