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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:33

Aujourd'hui, Saint Jules. 

 Il ne fut pas n'importe qui notre Saint Jules Premier..

Au contraire, toute sa vie il a lutté contre les bons à riens qui refusaient la divinité de Jésus au sein du dogme catholique..    

On en a déjà vu avant lui , des saints hommes qui devenus saints tout court pour des idées pareilles, surtout du temps des Wisigoths, mais pour Jules ce fut plutôt simple d'être béatifié.   Tout d'abord, sa piété et son respect de la règle lui valurent d'être choisi comme pape en 337.. A partir de là, il n'eût de cesse de réunir concile sur concile (6) pour imposer l'interprétation majoritaire des écritures chez les chrétiens à savoir l'existence de la sainte trinité..Ce qu'il réussit dans l'Eglise Romaine.

    De sa vie terrestre, on ne retient pas grand chose d'autre, même si c'est déjà pas mal..    

Il mourut à Rome en 352, et, lui qui avait toute sa vie été un guide, finit au bord de la via aurelia dans une tombe-borne qui indique le troisième mille depuis le départ..

    Allez y, c'est facile à trouver, il suffit de faire 3000 pas bien francs, le plus difficile restant de trouver le bon point de départ !

  

 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 20:30

Aujourd'hui, Saint Stanislas, protecteur de la Pologne.

Tous les gars de l'Est connaissent la Place Stanislas à Nancy, mais combien savent que c'est grâce à notre saint du jour qu'elle a été baptisée ainsi..

Imaginez là sous le nom de Saint Gérard ou saint Maurice, elle aurait déjà moins de gueule ! Stanislas a longtemps été à la mode en Pologne, avec à peu près le sens de "celui qui se dresse en pleine gloire"..Vous comprenez aisément qu'il ait été choisi par la famille royale pour son rejeton le plus connu en France, Stanislas 1er, (Leszczynski), celui là même qui donna la Lorraine à la France au 17ème siècle et sa fille à Louis XV.

Stanislas, ça déménage, ça place les choses vers le haut, ça te grandit même les plus petites choses, ça claque comme le passage du mur du son par un Rafale de Saint Dizier à l'heure de l'apéro un soir tranquille de juillet, ou sur les ruines du bunker de Kadafiolle..

Mais le Stan qui a donné son nom à la place n'est qu'un lointain avatar du premier qui nous intéresse, celui qui, né aux alentours de l'an 1000, devint évêque de Cracovie après avoir beaucoup étudié la théologie, notamment chez les bénédictins de l'Abbaye de St Germain, à côté de Paris.

Exerçant son métier avec beaucoup d'application et de coeur, Satanislas ne restait pas cloîtré dans sa cathédrale, mais armé de son seul bâton de marche en bois brut, il prenait une satisfaction intime à visiter tous ses curés de village pour les encourager à élargir l'audience de dieu auprès des foules..Il faut vous dire qu'à l'époque, la peur de l'an Mil étant passée, les Polonais avaient moins la trouille de mourir que quelques décennies auparavant, et à l'image de leur roi, ils préféraient faire la fête plutôt que d'aller prier à l'église..

Tout cela ne plaisait pas à Stanislas, et il le fit savoir bruyamment en montant en chaire chaque dimanche lors de discours enflammés contre la conduite impie du souverain, Boléas le Cruel.

Au bout de quelque temps, agacé par les rapports de ses espions, Boléas finit par aller écouter notre évêque pour se faire sa propre idée de la situation.

Stanislas, voyant son église pleine comprit bien vite que le bonhomme était à la messe..

Du haut de son perchoir, le repèrant dans la foule,il ne mit pas longtemps à agonir le souverain, lui reprochant sa conduite peu chrétienne, et lui recommandant de venir au plus vite confesser ses adultères, ses crimes, ses viols, ses pillages et tout ce qui égayait sa vie de patachon.. Puis, regagnant son autel, l'enjoignit de quitter ce lieu saint où sa présence lui faisait l'effet d'un étron d'éléphant..

Notre gentil sire ne l'entendit pas de cette oreille et, sortant sa dague de chasse, attrapant Stanislas par les cheveux comme une chèvre par les cornes, lui coupa le cou à l'endroit où ça saigne..

Et, pour saigner, ça saigna..

Ce jour là, à l'office du dimanche, le vin de messe se transforma réellement en Sang; ce fut le premier et le dernier miracle de Saint Stanislas.........

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 08:00

Aujourd'hui, Saint Stanislas, protecteur de la Pologne. 

     Tous les gars de l'Est connaissent la Place Stanislas à Nancy, mais combien savent que c'est grâce à notre saint du jour qu'elle a été baptisée ainsi..

Imaginez là sous le nom de Saint Gérard ou saint Maurice, elle aurait déjà moins de gueule ! Stanislas a longtemps été à la mode en Pologne, avec à peu près le sens de "celui qui se dresse en pleine gloire"..Vous comprenez aisément qu'il ait été choisi par la famille royale pour son rejeton le plus connu en France, Stanislas 1er, (Leszczynski), celui là même qui donna la Lorraine à la France au 17ème siècle et sa fille à Louis XV.

Stanislas, ça déménage, ça place les choses vers le haut, ça te grandit même les plus petites choses, ça claque comme le passage du mur du son par un Rafale de Saint Dizier à l'heure de l'apéro un soir tranquille de juillet, ou sur les ruines du bunker de Kadafiolle..

Mais le Stan qui a donné son nom à la place n'est qu'un lointain avatar du premier qui nous intéresse, celui qui, né aux alentours de l'an 1000, devint évêque de Cracovie après avoir beaucoup étudié la théologie, notamment chez les bénédictins de l'Abbaye de St Germain, à côté de Paris. 

Exerçant son métier avec beaucoup d'application et de coeur, Satanislas ne restait pas cloîtré dans sa cathédrale, mais armé de son seul bâton de marche en bois brut, il prenait une satisfaction intime à visiter tous ses curés de village pour les encourager à élargir l'audience de dieu auprès des foules..Il faut vous dire qu'à l'époque, la peur de l'an Mil étant passée, les Polonais avaient moins la trouille de mourir que quelques décennies auparavant, et à l'image de leur roi, ils préféraient faire la fête plutôt que d'aller prier à l'église.. 

Tout cela ne plaisait pas à Stanislas, et il le fit savoir bruyamment en montant en chaire chaque dimanche lors de discours enflammés contre la conduite impie du souverain, Boléas le Cruel. 

Au bout de quelque temps, agacé par les rapports de ses espions, Boléas finit par aller écouter notre évêque pour se faire sa propre idée de la situation.

Stanislas, voyant son église pleine comprit bien vite que le bonhomme était à la messe..

Du haut de son perchoir, le repèrant dans la foule,il ne mit pas longtemps à agonir le souverain, lui reprochant sa conduite peu chrétienne, et lui recommandant de venir au plus vite confesser ses adultères, ses crimes, ses viols, ses pillages et tout ce qui égayait sa vie de patachon.. Puis, regagnant son autel, l'enjoignit de quitter ce lieu saint où sa présence lui faisait l'effet d'un étron d'éléphant..

Notre gentil sire ne l'entendit pas de cette oreille et, sortant sa dague de chasse, attrapant Stanislas par les cheveux comme une chèvre par les cornes, lui coupa le cou à l'endroit où ça saigne..

 Et, pour saigner, ça saigna..

Ce jour là, à l'office du dimanche, le vin de messe se transforma réellement en Sang;  ce fut le premier et  le dernier miracle de Saint Stanislas.........

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 08:37

Aujourd'hui, Saint Fulbert.  

Allez, juste un peu d'étymologie pour Fulbert... Vous pouvez le prononcer avec l'accent germanique Volbert.. ça y est, vous y êtes.. du germain.. donc.. vol..= le peuple..comme dans volk wagen.. et bert= brillant, comme dans albert, eudebert, hubert, bébert, gilbert, expert, .. etc..

 Mais notre Fulbert, lui, n'était pas germain mais carnute d'origine..Ah les Carnutes, c'est où??Si vous situez Cenabum, vous trouvez les Carnutes, c'est pas dur..

Aujourd'hui, Cebanum, c'est Orléans..facile, non ?

En patois celto-carnute, peuple se disait Fulc.. d'où Fulbert.. Brillant parmi le peuple..où, plus simplement, celui qui se distingue des autres..  

Fulbert n'avait pas prévu d'être saint un jour car il excellait à regaler les oreilles de ses amis de ses dons de musicien, et il aimait ça tout en  priant la vierge Marie.. Il aurait pu être trouvère s'il était né quelques temps plus tard, mais il ne fut que chantre de la puissance de Dieu et de l'amour "marial"..

 En 1006, un de ses potes, Gerbert, devenu pape à Rome l'aurait tiré de son boulot d'instit auprès du fils d'Hugues Capet, pour discuter avec lui de théologie, de musique sacrée et de philosophie....pour le renvoyer ensuite en France avec la charge de l'échevèché de Chartres..Là, entre les cours qu'il dispense dans l'école qu'il a fondée, et ses obligations ecclésiastiques, il coule des jours heureux et remplis de satisfactions en tout genre, jusqu'au jour où..   

Jusqu'au jour où sa cathédrale se met à brûler comme une boîte d'allumettes en 1020 de notre ère..N'en reste plus rien que la crypte quand les fidèles peuvent approcher les ruines fumantes..Il avait pas  assez prié Dieu, le Fulbert, sinon, il aurait peut-ëtre eu droit à son petit miracle, comme l'église de Faverney (70).. Vous la connaissez pas celle là..

En 1608,  à la Pentecôte, le feu prend dans l'église, plus précisément à l'endroit où les bénédictins du lieu avaient préparé la présentation du saint sacrement avec moult bougies, draperies, décors de toutes sortes, fallait que ça en jette.. c'était leur bling bling à eux et ils attendaient plein de pélerins qui allaient vider leurs bourses....

Mais voilà ty pas que tout leur bataclan s'enflamme à qui mieux mieux..

Courant comme des petits diables avec leurs seaux d'eau, voici nos moines qui se retrouvent avec un feu éteint et ......plus d'ostensoir..Prenant un peu de recul, dans les derniers lambeaux de fumée qu'un bon courant d'air avait chassés du lieu saint, ils l'aperçoivent, le bel objet d'orfèvrerie, flottant au dessus du sol... Il y resta 33 heures puis resdescendit comme tenu par une main pour se poser sur la table qu'on avait prévu à cet effet..

Fulbert n'eut pas cette chance..tout était détruit chez lui..Et, pas d'assurance habitation..Le voilà  devenu un évêque sans cathédrale, un peu plus sdf que la moyenne..

Inventant pour l'occasion les concerts de soutien, il partit sur les routes avec sa vielle et quand son tour de chant le ramena à Chartres, il avait assez d'argent pour commencer la reconstruction qui dura encore quelques années.Mais grâce à ses dons de musicien, il donnait du coeur à l'ouvrage à tous les tâcherons qui élevaient un nouveau monument à la gloire de Dieu! Il meurt en 1028, mais je ne sais pas s'il put accrocher le bouquet en haut de l'édifice avant de mourir..La bâtisse lui survécut encore 166 ans avant de flamber à nouveau..On la reconstruist alors pour celle qui est encore là aujord'hui.

                                                      Ah, faire et défaire..le feu le fait si bien..

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:08

Aujourd'hui, sainte Julie Billiart

Sur mon calendrier, c'est elle la sainte du jour..

 Le 8 avril, on l'a mise là parce qu'elle vaut bien..Et.. Ne râlez pas, elle a eu une vie passionnante.. 

Dieu lui enleva sa motricité quand elle atteignit ses 22 ans et la laissa comme ça pendant 43 ans encore..Qu'à cela ne tienne, prenant son infirmité pour une distinction divine, cette vierge qui le restera, un peu par la force des choses, consacra sa vie à Jésus..Nordiste d'origine, elle fonda à Amiens un institut accueillant des jeunes filles pauvres et..catholiques bien entendu..et passé à la postérité sous le nom de " Congrégation des Soeurs de Notre Dame"... 

Las, des jalousies sans fin lui firent quitter sa province, et elle déménagea tout son petit monde, les soeurs, le petit Jésus et son fauteuil roulant à Namur..

 Et c'est là qu'elle mourut le 8 avril 1816..

 passionnant, non ?

 comme le billard sans les boules..

 

 

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 08:08

Aujourd'hui, Saint Jean-Baptiste de la Salle.

 Patron des enseignants, donc saint à mi- temps, puisqu'ils n'ont  en moyenne que 150 jours d'activité par an, sauf les agrégés et autres maîtres de conférence qui essayent d'en caser encore moins dans des années qui ne comptent que 365 possibilités, et les institutrices de maternelle qui sont là pour changer les couches (sic) donc à la maison toute l'année.. Patron à mi-temps donc, on lui a heureusement collé les éducateurs en plus, il est quitte de s'ennuyer au paradis,  le bougre !

Encore que, si ça continue, c'est avec sainte Acadomia  qu'il devrait se pacser, notre JB.. 

Elle est loin la France de la troisième république  qui avait fait de ses enseignants des hussards, les dépêchant jusque dans les hameaux les plus perdus de Corrèze ou des Vosges..Puis, après, dans les Aurès où les rizières d'Indochine..Ils étaient au poste, logés par les communes, souvent en couple dans leurs logements parfois insalubres au premier étage au dessus des salles de classes, souvent les seuls à possèder une brosse à dents et une Panhard. L'insécurité n'avait pas la même couleur à l'époque..

L'oreille tirée à l'école, c'était par un coup de sabot dans les fesses du petit merdeux qu'on la consolait, pas en dénigrant l'enseignant, ni en le frappant dans sa classe..

 Aujourd'hui, notre Saint JB, rémois d'origine, aurait bien du mal à recommencer son oeuvre.. 

 Pour commencer, il lui faudrait réapprendre l'autorité, puis, les droits  de l'enfant, puis les associations de parents d'élèves (dont la peep, ne prononcez pas pipe, le tabac est relégué dans la rue), puis les inventions bisannuelles des technocrates du MEN,* qui vont du carnet d'évaluation, à l'intégration de tout, aux remises à niveau, etc..etc.. qu'on a à peine

comprises qu'il faut déjà les désapprendre.. sans les oublier parce qu'elles finiront par ressortir dans quelques paires d'années.. (sauf les bonnes, qu'on jette !)

Ensuite, il lui faudrait une école verte, brevetée dépense énergétique zéro, plus un TBI, des micros ordinateurs, et puis maîtriser les TICE,  faire des kermesses pour acheter les consommables, et avec  tout ça, notre Jean Baptiste de la Salle, il pourrait recommencer à être l'homme admirable qu'il fut..

Sûr que depuis le paradis, il doit se sentir soulagé d'être né et mort au 17éme..

 Lui qui a inventé les écoles "normales " pour former les maîtres "d'école",(aujourd'hui les défunts "Instituts Universitaires de Formation des Maîtres"  : IUFM), il doit pleurer en découvrant jour après jour que leur disparition est effective, et qu'il faudra Bac +5 minimum aux instits pour apprendre à lire aux enfants de 6 ans sans autre formation que leur cursus universitaire...

Oubliés les qualités de coeur, l'enthousiasme, et les idées de partage  et de mise en commun, la volonté d'offrir le mieux à ceux qui n'ont rien..Il doit pleurer aussi en voyant vers quel précipice d'inculture et d'indigence  le dumpeur social  et son  petit chat entrainent l'école publique...(Qu'elle ne soit plus laîque, mais de plus en plus privée est le seul truc qui doit le réjouir notre Jb de la Salle, encore que, on est loin ici de la gratuité qu'il a toujours prôné  et de l'ouverture d'esprit qu'il conseillait à ses élèves maîtres)! )

Merci de tout ce que tu as fais JB, mais ne reviens pas, l'enseignement, devenu un purgatoire, sera bientôt, dans ton beau pays, l'enfer sur terre ! 

 

*Ministère de L'Education nationale



  

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 08:31

Aujourd'hui, Sainte Irène.

     On en parla longtemps du martyre d'Irène et de ses deux soeurs.On en parla longtemps dans les chaumières de Thessalonique, puis dans celles de Macédoine, puis de plus en plus un peu partout comme partout où voyageaient les marchands de soie, le long des grandes voies commerciales et de celles moins carossables des campagnes les plus reculées..

On en parle encore, même ici, au fond du fond de la Haute Saône, ce pays de rivières et de cerisiers où la venue de l'Iphone4 n'a pas ajouté une ride sur l'eau calme des étangs où chantent les grenouilles, où déjà fleurissent les droseras sur les sphaignes des tourbières;

on en parle encore de sainte Irène et de son corps de Reine de beauté..    

Vers 304 après Jésus Christ, alors que le mouvement religieux lancé par ce bonhomme barbichu avait déjà irradié les côtes de l'Adriatique, elle fut prise avec ses soeurs par les troupes de Dioclétien qui essayait encore de lutter contre la contamination. Pour ces troupes de romains et de mercenaires locaux, ce nettoyage etnico-religieux était si fastidieux, ( il leur fallait courir tout le pays par des chemins muletiers par un soleil de plomb) que, quand ils attrapaient des chrétiens, ils s'amusaient un peu avec... pour compenser.

Les deux soeurs d'Irène déjà bien fatiguées par la vie furent rattrapées à la course  par des soudards bien entraînés et, après avoir été auditionnées,furent recalées au concours de miss Salonique présidé alors par un certain Endemolus SArkosius et brûlées vives...

Irène, de son côté, jeune fille très sportive, avait couru se réfugier dans les montagnes, rendant grâce à son régime crétois qui n'avait déposé  aucun gramme de cellulite sur ses cuisses fines et musclées..

Las..Bien que cachée dans le fond de la montagne, elle y fut rattrapée  par une odeur de rôti dans laquelle elle décela le parfum de ses soeurs. Que se passa t-il dans sa tête, se reprocha t-elle d'avoir abandonné sa famille,eut-elle un message de Jésus, on ne sait pas trop..

Mais elle redescendit de la montagne, (à cheval) et se rendit aux troupes romaines..

La suite de son histoire ne sera racontée que brièvement pour rester  dans les limites de la correction, car Irène, comme ses soeurs, refusa de renier sa foi..

Pour la punir, on exhiba au vu de tous son corps parfait dont l'image a survolé les siècles, puis après un petit passage au bordel du coin quand les officiers en furent fini avec elle, fouetté et lacérée à coups de ce petit couteau à virole que la légion avait rapporté du ppays des Arvernes, jugée plus bonne à rien, elle fut brûléeelle aussi en place publique.

 

Ses deux soeurs s'appelaient Agapé et Chiona.

  sur la photo, miss arménie 1988

   

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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 08:08
Aujourd'hui, saint Isidore    
    Pour ceux qui suivent un peu, je vais vous prendre la main,  car, pour retrouver le bon Isidore dans l'abondante cacophonie  du martyrologue romain, faut un fil d'ariane :    
J'ai choisi celui dit "DE SEVILLE"   et pas du tout les autres, tous ces glorieux et saints homonymes de notre Sévillanais. Les voici donc par ordre de négation nos tricards :  --Isidore, ermite du désert de Scété; un autre du même nom mais pas ermite (4ème s.); Isidore De bakanja,martyr au Congo,  De CHIO (3ème s.); DE PELUSE prêtre
 en Egypte, de ROSTOV; De saint joseph religieux passioniste;  celui  De Yuriev;
et surtout pas le dernier, l'illuminé laboureur de chanvre dit "Isidore, Le laboureur Paysan" !
 
Le terrain maintenant défriché, venant en à notre Isidore du jour. Il ne fut ni vierge ni martyr, mais aujourd'hui on dirait de lui  qu'il fut intellectuel humaniste..A son époque, on ne parlait pas de célibat des prêtres ni de pédophilie, et la chrétienté cherchait plutôt à consolider ses bases sur des sujets sérieux comme la divinité de Jésus et la compilation des savoirs     anciens..   (Rappelons nous aussi qu'alors, la médiaconnerie n'avait pas la puissance       peopolesque qu'elle a aujourd'hui.)
Fils du riche et très religieux tunisien Sévarianus, Isidore dut fuir avec toute sa famille une pays envahi par des wisigoths qui, bien que chrétiens eux aussi, interprétaient dans l'intolérance une autre lecture des écritures saintes, et persécutaient nos futurs exilés.
Réfugiés en Espagne mais sans soucis d'argent, (rassurez vous, ils ne vivaient pas  à flanc de colline sous une tente de l'Unicef), Isodore et ses frères de Séville avaient tout le temps de dévorer les ouvrages de la bibliothèque familiale que l'on décrit fort riche en ouvrages philosophiques, théologiques et même technologiques.
En 599, succédant à son évèque de frère, Saint Léandre,  il prit la tête de l'échevéché de Séville.. C'est à partir de là que, quittant l'ombre de son frère, il commence à faire parler de lui. Pas rancunier mais presque, il entreprit d'amener les Goths qui peuplaient alors l'Espagne, à  la vraie foi, celle qui reconnaît la trinité et la divinté de Jésus;  et, par la même occasion, sans doute pour leur démontrer par des faits historiques qu'ils avaient tort, il rédigea une "Histoire des Goths" qui paraît-il est à   peu près réaliste..
Puis, prenant conscience que sa cervelle n'aurait pas plus de longévité qu'un cd en plastique, il entreprit avec tout son équipe épiscopale de rassembler les connaissances de son temps dans une encyclopédie   demeurée une référence jusqu'après la Renaissance...
Il mourut à Séville en 636, ayant réussi à conciler vie contemplative et vie active comme son modèle, Jésus, connu pour se consacrer le jour à faire des miracles dans les miasmes des bas-quartiers et la nuit à prier sous les oliviers. 
 
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Yves VINOT SULLIUS - dans Vie des Saints
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 08:32
Aujourd'hui, Saint Richard.    
  Pas grand chose dans la vie de ce saint anglais du XIIème siècle..
    M'inspire pas ce fils de gentleman farmer qui mérite bien son nom puisqu'il est né sans trop de soucis de fin de mois..
Mais voilà, le chemin de ses parents n'a pas croisé la route de l'Union pour la Morosité populaire et ils n'ont pas profité des 530 000 SMIC distribués cette année aux  17 000 chevaliers de la lutte anti fiscale.  A son époque, le bouclier fiscal de Richard et de ses parents, c'étaient les métayers, laboureurs  et autres bergers qui mettaient en valeur les terres du château familial pour juste le droit d'y vivre..Le système a fait école et s'est même amélioré puisqu'aujourd'hui l'exploitation des pauvres est devenue européenne, au travers de la PAC qui offre à cette chère Elisabeth d'Angleterre quelques substantielles subventions de survivance.. 
 Mais je reviens à Richard..notre saint du jour..Il n'était pas comme les autres membres de sa famille, faut vous le dire :     
Comme ses parents avaient fini par bouffer la ferme, il se retrouva par nécessité employé dans ses ex-écuries qu'avait rachetées un voisin moins dépensier.  Au contact des bêtes et des gens du bas, ayant vendu sa rolex et son Aston Martin, Richard devenu conscient que la vie est dure, resta un moment à   travailler de ses mains jusqu'à ce que ses vieux parents qui vivaient sur ses maigres ressources trouvent un CCAS qui les prenne en main et leur trouve un  mouroir conventionné SS où il savait qu'ils auraient le minimum vital.    
L'esprit désormais libre, il partit étudier la théologie catholique à Oxford puis sur le continent et réussit si bien qu'au bout d'une vingtaine d'années, revenu dans son anglosaxophonie d'origine, il reprit la direction de l'Université dIOxford, puis reçut  la charge de l'échevêché de Chichster.
On raconte qu'alors qu'il était bien installé dans tous les avantages que lui  procurait ses fonctions, une prise de tête avec le nouveau roi, le petit Henry III,   celui qui ne montait jamais sur ses grands chevaux car il  n'avait pas trouvé de talonnettes assez hautes pour voir l'échine de la bête, on raconte donc que ce roi là, auquel il refusa je ne sais quoi, le priva de son appartement de fonction, de son carrosse à 20 chevaux, de ses sergents d'armes, et de tout accès aux arcanes du pouvoir et à son dressing room où pourtant  il avait des vêtements ecclésiastiques indispensable à sa représentation.    
Mais  Richard peut dire merci à Henry III, car c'est grâce à cette disgrâce  qu'il est passé à la postérité sour le nom de saint Richard de Chichester.  Car, redevenu pauvre, il partit sur les routes de son archevêché, habillé de  sa seule soutane noire et d'une capeline à capuche en gros drap noir noir aussi, et, visitant les pauvres et les malades, donnant de son temps et de ses forces, il répandit le bien autour de lui jusqu' à sa mort. On raconte même qu'un jour, croisant un jour la route d'un ancien soldat romain  frisé et rigolard du nom de Colucchius, ils inventèrent ensemble  l'Armée du Salut,avec ses uniformes à la con, ses flutiaux et ses clochettes...
                  Comme quoi, bosser au cul des vaches pour remplir la cassserole
                   de ses parents  ruinés, et se prendre le chou avec les riches
                                  peut forger un destin de saint !  
                          Nantis de la terre, prenez en de la graine !  
 
 
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 06:06
Aujourd'hui, fêtons donc les Clémences !!
    
 Je vais, une fois n'est pas coutume, remercier une personne qui m'est chère parcequ'elle est un mien neveu et surtout parcequ'elle est venue me tirer,
 ce soir, d'un bien mauvais pas.. Privé de clavier, j'étais comme un imbécile devant cet ordinateur qui me rendait muet de force.. Alors, j'ai prié Sainte Clémence, la sainte du 21, vous savez,  celle qui habite entre le 19 et le 23..
J'ai imploré, pas trop non plus parce-que s'abaisser à réclamer, c'est pas une habitude à prendre, .
Je lui ai dit : "Toi,  Sainte Clémence D'holenberg,  demain c'est ta fête..
Et ..zut..j'ai plus de clavier..inspire moi ! Tout ce qu'elle a trouvé à me dire, c'est "sers toi de ta main!"  J'ai cru entendre à nouveau mon adjudant chef, celui qui tirait debout au FRF1  5 balles dans une cible à 600 m de là,  cet adjudant pas d'mes fesses,comme dirait Sardou  (tm) le fils (oui, encore !) qui nous disait :
" à la légion, quand y a pu d'chèvre, sers toi d'ta main !
Je me voyais déjà dessinant mon sein du jour, puis le scannant comme je le  pouvais et, avec la wiid e mon petit bonhomme, l'envoyer sur le net!!
Mais non, Clémence, cette sainte Femme d'Holenber, veuve du comte de Spanheim
très très  religieuse à l'abbaye bénédictine de Trèves ne voulait pas me dire ça.
.je le compris aussitôt quand ma soeur Annie,  me téléphonant au même moment, pour un truc qui ne vous regarde pas encore, me dit : "demande donc à Eric, notre neveu; c'est un crack en informatique !"
Voilà une Sainte qui, bien que décédée  le 21 mars 1176,  sait se servir des techniques modernes.!
La suite, vous la connaissez.. Eric m'a réparé ce fichu engin, et je lui ai promis d'être gentil avec son saint, un qui doit être entre pascal et yves, ou par là .. !!
    Toute peine  mérite salaire, non ?
    Merci Eric..
.
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Profil

  • SULLIUS
  •   Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs....

        ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté
  • Peintre expressionniste régional qui ne demande qu'à devenir national avec un petit coup de main des amateurs.... ATELIER et GALERIE dans un petit village de la verte Haute saône, en Franche-comté