Aujourdhui, pauvres Pherbouta et Mekadostha.
Il était une fois Babylone et sa Reine. Sa reine et ses servantes, et ses baigneuses, et ses couturières, ses cuisinières, et ses ennuques qui malgré leur dernière syllabe n'ont plus de Qu, ses coiffeuses etc..
Notre Reine Baffula, grande adoratrice de Mithra malgré les avancées de la religion du cruxifié en Mésopotamie, avait à son service quelques esclaves chrétiennes ramenées par ses armées d'une campagne en Judée..Toutes contentes de n'avoir été violées que par les ennuques, ce qui était un moindre mal, elles étaient employées dans l'aile du palais réservée à la Reine. Deux d'entre elles, qui maîtrisaient la science des plantes qui soignent, étaient très souvent appelées auprès de Baffula qui souffrait d'épilepsie et de régles aussi douloureuses que cahotiques, ce qui lui posait beaucoup de soucis dans l'exercice du pouvoir car les poussées hormonales avaient pour conséquence d'amplifier ses crises et alors, elle était comme possèdée par le taureau cosmique, chasse éternelle du mystérieux Mithra. Pherbousa et sa soeur Mekadostha, les deux chrétiennes cultivaient un carré de simples dans un coin des jardins suspendus, et savaient apaiser les égarements de la foldingue avec leurs tisanes de coucous printaniers à la rose assaisonnées aux amanites tue-mouches. Baffula, reconnaissante les avaient presque affranchies et leur avait donné une servante qui faisait l'arpète en attendant de passer son CAP de botaniste..La servante, hélas, bouchée comme un crapauduc par un hérisson à la chasse aux grenouilles, confondant un jour pruneaux et coucous fila une diarhrée carabinée à la Reine qui, se répandant de partout sentit, en même temps que l'odeur, la moutarde lui monter au nez..
Sous le coup de la colère, elle fit boucler ses trois servantes dans le plus infâme cachot du palais, autorisant les geôliers à leur faire subir tout ce qui pourrait leur affliger une honte aussi forte que la sienne.. Pendant que les soudards réfléchissaient, Baffula consulta les prétresses de Baâl, qui, réunies autour du trou rituel lui annoncèrent qu'elle ne guérirait que si elle déambulait nue et priante sur une planche de cèdre de 4 pouces de large posée entre les corps découpés des chrétiennes et de l'Autre ..
C'est ainsi que le 4 avril 583, Pherboutha et sa soeur Mekadostha devinrent saintes..Pas l'idiote qui s'était gouréer, elle n'était pas chrétienne..
Ce jour là, les conjonctions astrales de la Lune et du Soleil étant idéales, le taureau cosmique parti brouter dans la constellation de la luzerne, les trois femmes furent amenées aux cuisines du palais où le boucher les égorgea comme des veaux et les découpa du plus proprement qu'il le put.
Quand l'astre du jour fut à son apogée, sur la plus haute terrasse de Babylone une étroite planche de cèdre fut posée au sol et les bouts de femme répartis de part et d'autre là, un bras, ici, une jambe, ailleurs, un nichon, plus bas, une cuisse, etc...
Et Baffula marchit sur sa planche et ne guérit pas, car, titubant sur l'étroit passage, elle se prit les prieds dans une main raidie par la mort et tomba mla tête la première sur le crâne sanglant de Pherbousa, s'y tuant d'un coup!
Plus intéressant que ces contes des mille et une nuits, ayons une pensée pour Martin Luther King, mort un 4 avril; lui aussi, et qui serait saint s'il eût été catholique romain..
I HAVE A DREAM..in french
"Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve ! Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissées, tout éperon deviendra une plaine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à
tous les êtres faits de chair tout à la fois. Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud. Avec une telle foi nous serons capables de distinguer, dans des montagnes de désespoir, un caillou d’espérance. Avec une telle foi nous serons capables de transformer la cacophonie de notre nation discordante en une merveilleuse symphonie de fraternité. Avec une telle foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de nous dresser ensemble pour la liberté, en sachant que nous serons libres un jour ! »